vendredi 17 février 2017

EDGAR PAILLETTES : bilan, prix et Avignon

Une photo qui résume bien le parcours d'Edgar Paillettes dans 3 pays sur deux continents : Serge Marois (L'Arrière Scène- Québec), Cali Kroonen (Théâtre La montagne magique - Belgique) et François Gérard (La Manivelle Théâtre - France) ont porté le projet avec Caroline Guyot et Simon Boulerice, co-metteurs en scène du spectacle (et auteur pour Simon). 


Cerise sur le gâteau : le texte (publié chez Lansman) vient de remporter le Prix 2016 de la pièce de théâtre contemporain pour le jeune public (catégorie 3e-seconde) organisé par la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti et l’Inspection académique du Var / Rectorat de Nice.

Une belle tournée s'annonce pour la prochaine saison, d'autant que le spectacle est annoncé dans le OFF d'Avignon 2017. 

mercredi 8 février 2017

COSTUME OU DEMI-DAKAR ? Des nouvelles !

COSTUME OU DEMI-DAKAR ?, sera joué lors du Festival Africologne à Cologne  en Juin 2017
Écrit par Criss Niangouna / Mes. Laetitia Ajanohun pour la Compagnie les Bruits de la Rue (Congo)

Célébrés par les photographes Baudouin Manda ou Hector Mediavilla, les Sapeurs sont devenus, partout, incontournables. Ils défilent sur les podiums, paradent dans les publicités, inspirent les mondains que l’on croise chez Le Bachelor, styliste d’Alain Mabanckou. Archétype théâtral, le Sapeur devait occuper la scène dramatique de toute sa flamboyance : c’est chose faite depuis Black Bazar de Modeste Nzapassara d’après Alain Mabanckou, Paris  de David Bobée d’après Frédéric Ciriez ou plus récemment, Au nom du père, du fils et de J.M. Weston de Julien Mabiala Bissila. La Sape : une affaire d’hommes, à l’évidence. Jusqu’à la création de  Costume ou demi-Dakar ?  par Laetitia Ajanohun d’après le texte de Criss Niangouna, présentée lors de cette 33ème édition du Festival des Francophonies de Limoges au mois de septembre 2016

Elle a osé
Unique metteuse en scène programmée cette année à Limoges, Laetitia Ajanohun a donc osé s’emparer d’une affaire d’hommes. Et s’emparer d’un acteur, Criss Niangouna, auteur du texte et acteur de ce faux seul en scène, moins d’un an après sa participation à une autre création sur la Sape par Julien Mabiala Bissila.
Elle a osé l’entrée par la porte de sortie, voie d’accès à un espace de jeu tri-frontal qui réfléchit en acte à l’épuisement des mécanismes d’entrée et la fixation d’un espace central. Elle a osé l’entrance, distance oblige.
Elle a osé renouer avec un plateau chamarré, paré de carrés d’étoffes sémiotiques, dans une scénographie « afro » qui n’était plus rentrable dans les théâtres hexagonaux captifs d’un regard anthropologique inlassablement mis à distance.
Le quatrième mur a bel et bien migré au profit d’un savant jeu de lumières qui découpe la scène à l’envie : pleins feux, douche de vedette, éclairage en contre, irruption magique d’une guirlande, autant d’effets-vignettes comme des photos de Samuel Fosso, dérisoires et flamboyantes.

Une colère rentrée
Criss Niangouna et sa colère devenue rentrable elle aussi, domptée par sa metteuse en scène. Ensemble, ils ont osé le monologue, ou presque, car l’alter ego comique et muet de Criss Niangouna (Papythio Matoudidi) va plus loin que ses poses de papier glacé.
Dans un monde où « il n’y a plus de berges », la colère a laissé la place à sa propre fin, la folie. Celle d’un borgne avec un caillou dans la tête - ou la balle d’un AK47 – qui, piégé par « l’arithmétique de la douleur », ne voit plus le monde dans sa totalité. Autour de lui, un dépotoir de bagages et de bouteilles de bière, débris d’un monde fini et pourtant harmonieusement ordonné, à l’image des costumes, par la règle des 3 couleurs.
Dans ce conte doux-amer, « un père doit transmettre ». Hors c’est le monopartisme : un seul père, un spectre impalpable pour fils, et la transmission de toute chose sous les coups d’une courroie de voiture. Pourtant le corps, qui joue de ses handicaps dans une parade en diagonales n’est, miraculeusement, jamais terrestre.


« Quand tu portes ton demi-Dakar, tu es la Tour Eiffel »
Et le conte s’adoucit car l’Histoire ne compte pas, « seule compte la valse qui se joue entre le costume et le demi-Dakar ». Car « le playboy ne peut vivre dans un monde barbare » : la Sape anti-voyoue agence un monde loin des guerres, a vu le jour au Café de Flore, où les étudiants noirs du Quartier Latin s’inspirent  des premiers Sapeurs - Sartre, Fanon, Camus, Brassens et Greco … Pour être libre, parle bien et sape-toi. Costume ou demi-Dakar ?  s’ouvre sur une histoire de mots où le premier round, c’est la respectabilité d’une langue ouvragée, condition du deuxième round : l’émergence du concept. Et la Sape, c’est un embrayeur narratif qui tisse la matière de mondes-histoires habités par le bosseur, le lutteur, le playboy, le crack ou le Parisien. Et tout à coup les prières au Vêtement des Kitendistes, des Mikilistes ou de Papa Wemba nous semblent moins risibles.

Célia Sadai pour Africulture

[Article transmis par la Cie avec autorisation de publication].


jeudi 26 janvier 2017

REVES DU TARMAC, la phase burkinabée

Quelques photos du travail réalisé

A l'institut Français, avec Agathe Konaté, la directrice de l'institut
et les frères Ouattara qui ont organisé le festival Art Dougou

Photos de répétition prises au village de Ouahabou ou au centre Djélyia


 La création aura lieu à la Vénerie à Watermael-Boisfort (Bruxelles) du 16 au 19 février.

Et voilà encore un beau dimanche de passé ! - L'équipe est fière des 15 premières représentations

JOËL : Et voilà !

ESTHER : C’est fini.

JOËL : Tout est fait !

ESTHER : Tout est dit !

JOËL : Un dernier regard sur la scène vide !

ESTHER : Un dernier petit coucou dans les bureaux !

JOËL : Hélas ! Tout le monde est déjà parti.


Comme les personnages de Joël et Esther dans Et voilà encore un beau dimanche de passé !, les comédiens et l’équipe de production ont bouclé les représentations de la saison 2016-2017. Le spectacle a été présenté à 15 reprises à La Nouvelle Scène Gilles Desjardins à Ottawa, au festival international des arts jeune public Les Coups de Théâtre à Montréal et au centre dramatique pour l’enfance et la jeunesse L’Arrière Scène à Beloeil. L’équipe est fière et ravie de cette première année de vie du spectacle.
  
Quatre ans de travail, de rencontres et d’échanges entre Franco-ontariens, québécois et français ont abouti à un spectacle original qui jette un regard sensible et plein d’humour sur le théâtre et la vie des comédiens. Les réactions des 2 700 spectateurs de tous âges n’ont pas non plus déçu : enfants et adultes y ont trouvé leur compte, tandis que les critiques soulignaient la force du texte et de la mise en scène, sans oublier la performance des comédiens.

L’équipe se prépare déjà à la saison 2017-2018 pour la suite de l’aventure. Et voilà encore un beau dimanche de passé ! sera en effet présenté dans plusieurs salles du Québec.


mardi 17 janvier 2017

"Visions", une production de l’XK Theater Group au Burkina Faso prévue en 2018

La première phase de création du projet Visions a été finalisée en 2015.

La prochaine étape (finalisation) est prévue en 2018. La compagnie XK Theater Group repartira au Burkina Faso à Gaoua en pays Lobi pour quelques 10 représentations, notamment dans la cour du Roi Gan et enchaînera avec les Récréâtrales.  Cette reprise en création sera suivie d'une large diffusion en Belgique, au Burkina Faso, au Sénégal et en Côte d'Ivoire.
Visions, c'est avant tout une immersion de deux mois en pays Lobi axée sur les rituels, qui a donné naissance à une création pluridisciplinaire interrogeant le futur. 
Cette expérience hors du commun de 10 jeunes comédiens belges, français et burkinabés sera présentée dans un documentaire réalisé par l'asbl "Comme un Lundi" qui retracera le processus d'immersion et de création. 
La date de sortie de ce document est prévue pour fin février 2017. https://vimeo.com/149764449


Une production de l’XK Theater Group, en partenariat avec la Compagnie théâtrale la Colombe (Ouagadougou, Burkina Faso), l'association "Tous pour Tous" (Gaoua, Burkina Faso) et Comme un Lundi ASBL (Belgique).

Avec le soutien du WBI (Wallonie-Bruxelles International), de la CITF (Commission Internationale du Théâtre Francophone), de la Ville de Namur, du B.I.J (Bureau International Jeunesse), de Namur Confluent Culture, du Centre culturel Marcel Hicter - La Marlagne, et l'appui du Musée des Civilisations de Gaoua, du Carrefour International du Théâtre de Ouagadougou (CITO) d'Hypothésarts (Namur Belgique) et du FITSAF (Côte d’Ivoire). 

jeudi 22 décembre 2016

Les héros ordinaires. Trois auteurs au rendez-vous.

Ronan Chéneau a foulé le sol togolais ce 2 décembre 2016. Deux semaines, ou presque, de rendez vous, de partage et de découverte avec deux autres auteurs : Joël Ajavon (Togo / Afrique de l’ouest),  Sufo Sufo (Cameroun / Afrique centrale). La finalité est de se plonger dans une écriture collective dans le cadre d'une projet soutenu par la CITF.

Né à Brest, Ronan Chéneau a choisi le théâtre "parce qu’il s’y joue le destin même de la littérature.  S’attachant aux problèmes contemporains brûlants, sa démarche consiste à prélever directement les réflexions, les gestes, les idées reçues. Ses textes parlent du sens de notre époque à travers un matériau langagier brut, voire trivial, puisé aussi bien dans la publicité, le journalisme grand public et la vulgate politico-économique…"

En traquant le mensonge de nos constructions d’un "présent" qui nous arrange, Chéneau montre les mécanismes par lesquels les idéologies s’énoncent. Son défi en tant qu’auteur est de "courir après une actualité insaisissable".

Ernest Thiem

samedi 3 décembre 2016

EDGAR PAILLETTES / Deux versions tourneront dorénavant

Après la création en France, Edgar Paillettes a été présenté du 19 au 24 novembre au Québec en novembre, à l’Arrière Scène de Beloeil, avec les comédiens québécois. Notamment dans le cadre du festival LES COUPS DE THEATRE et du FOCUS QUEBEC.

"Henri a l'impression d'être invisible.
Tout le monde n'en a que pour son petit frère Edgar.
Edgar se costume tous les jours, même si ce n'est pas l'Halloween.
Edgar parle en poèmes.
Même la fée des dents accorde des droits spéciaux à Edgar !
Il est grand temps pour Henri de montrer qui il est.
Mais sait-il lui-même qui il est ?"

Texte de Simon Boulerice. Lansman Editeur / Finaliste du Prix Annick Lansman 2014.
Prix des Libraires du Québec 2014 (pour la version romanesque).

Le spectacle tournera en France et Belgique toute la saison, certaines dates avec les français et les belges, d’autres avec les québécois.

VOICI LE CALENDRIER 2016/2017

Les 6 et 7 novembre 2016 : Espace Barbara à  Petite-Foret – FRANCE (59)
Du 19 au 24 novembre 2016 : L'Arriere Scene à Beloeil – CANADA / QUEBEC
Les 6 et 7 décembre 2016 : L'Escapade à Henin-Beaumont – FRANCE (62)
Du 11 au 13 janvier 2017 : Le Passage à  Fecamp – FRANCE (76)
Du 19 au 21 janvier 2017 : La Montagne Magique à Bruxelles – BELGIQUE
Du 2 au 5 février 2017 : Espace Culturel Gerard Philipe à Wasquehal – FRANCE (59)
Les 7 et 8 février 2017 : Théâtre Municipal à Saint-Amand-Les-Eaux – FRANCE (59)
Les 29 et 30 mars 2017 : Centre Culturel Jacques Tati à Amiens – FRANCE (80)

Edgar Paillettes est une coproduction La Manivelle Théâtre / L'Arrière Scène.



Pour plus d'information :


Création soutenue par : La Commission Internationale du Théâtre Francophone / Le Consulat Général de France à Québec et le Ministère des relations internationales (Québec) / Le Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CITF) / Le Conseil des Arts du Canada (CITF) / La Fédération Wallonie-Bruxelles (CITF) / Métropole Européenne de Lille - Institut Français / La Ville de Wasquehal./ La Région Nord Pas de Calais / Le Ministère de la Culture et de la Communication - Drac Nord-Pas de Calais / Le Département du Nord / Le Département du Pas de Calais. Coproduction et résidence : la Montagne Magique (Bruxelles) / La Comédie de l’Aa de Saint-Omer (62). Résidence : La Rose des Vents Villeneuve d’Ascq / Espace G. Philipe Wasquehal / Le Manège Maubeuge.